CSA

Vers un Centre Social Autogéré à Pointe-St-Charles !



Un Centre Social Autogéré ?

CENTRE : Espace. Où se rencontrer et converger, créer et échanger, changer et transformer.
SOCIAL :: Collectivité. Le CSA ne peut exister que par notre rencontre, que par notre volonté d'être ensemble pour faire vivre cette réalité.
AUTOGÉRÉ :: Libération. Des structures hiérarchiques et des échanges marchands, pour y construire les projets dont nous rêvons, par nous, pour nous.

Les CSA sont donc des espaces de convivialité, autogérés, établis très souvent dans des bâtiments abandonnés dans des quartiers urbains un peu partout dans le monde. Ce sont des centres d’activités culturelles, sociales et politiques. La particularité des CSA, ce qui les différencie des centres communautaires, c’est à la fois leur autonomie face à l’État, leur refus de hiérarchie et de l’autorité illégitime, ainsi que la gestion par la démocratie directe.


Pourquoi à Pointe-Saint-Charles ?


Pointe-Saint-Charles, situé à deux pas du centre-ville, est de plus en plus convoité par des promoteurs immobiliers capitalistes qui ne cherchent qu’à remplir leurs poches… Ils ont pris d’assaut les abords du Canal Lachine en transformant les usines Redpath et Belding Corticelli en condos de luxe.

Le projet de déménager le Casino sur les terrains du CN a heureusement été battu suite à une lutte féroce… Cependant, depuis, les projets se multiplient : la transformation de l’ancien Northern Electric en condos, les projets de Samcon, le Village Griffintown… Il y a des projets de condos sur les terrains du CN…

Les autorités publiques appuient sans vergogne ces projets. En général, et malgré les quelques concessions aux revendications communautaires, ces projets se réalisent en tournant le dos au quartier.

Dans un contexte de pénurie d’espaces pour des activités culturelles alternatives, pour du logement social, pour des services de proximité, il est inacceptable que les territoires de la Pointe soient vendus aux riches !


Tous nos espaces sont à investir !

Nous rêvons et travaillons au CSA, depuis une désormais historique assemblée publique tenue en mai 2007, à l'initiative de militantEs de la Pointe. Nous rêvons et travaillons sur des projets qui répondent à des besoins que nous considérons incontournables pour notre être-ensemble : Un atelier de partage et de réparation de bicyclettes ; Un groupe d'éducation populaire qui diffuse les savoirs au lieu de les vendre ; Une salle de spectacle accompagnée d'un café-bar, qui offrirait aussi des locaux de répétition gratuits pour les artistes ; Une salle de médias indépendants alimentée par la créativité du libre ; Un cinéma itinérant qui redescend dans la rue les films qui nous inspirent ; Une cuisine libérée nourrie par l'agriculture urbaine et la récupération d'aliments.

Nous osons également rêver d'une université populaire, d'une garderie autogérée, d'un grand marché public, d'ateliers de menuiserie, d'une auberge de passage... Parce que tous nos espaces de vie sont à investir, et qu'il n'en tient qu'à nous pour le faire.

Un lancement officiel du CSA, le Réclame ta Pointe, a eu lieu en juin 2008, dans des espaces prêtés par des groupes
communautaires. Cela a été le début d'une programmation
régulière jusqu'au moment du déménagement dans notre édifice
permanent, prévu au printemps 2009.


Réapproprions-nous la ville avec d'autres valeurs !

Contre le capitalisme qui investit toutes les sphères de la vie, nous croyons qu'il est impératif de lutter pour des espaces qui le mettent en échec, ainsi que toute sa logique productiviste et discriminatoire. Nous voulons mettre sur pied un espace auto-financé par la récupération et notre sens de la revalorisation, où la satisfaction de nos besoins ne dépend pas de quelconque autorité, où l'autonomie collective sera enfin possible et où la démocratie regagnera ses lettres de noblesse par son application directe. Et puisque les autorités publiques et privées s'arrogent si facilement cette dignité collective des peuples et nous imposent des simulacres de démocratie, nous croyons que nous devons maintenir une attitude de confrontation envers celles-ci et en appeler à la réappropriation et à la désobéissance civile. En se réappropriant tous et toutes ensemble notre territoire, en le faisant vivre selon d'autres principes que ceux dictés par l'État et le marché, nous pourrons peut-être ainsi en finir avec cette histoire interminable de vol « légal » et ainsi instaurer le principe de propriété collective légitime.



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