Consultations publiques sur les terrains du CN
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Le Centre Social Autogéré de Pointe-Saint-Charles déposera un mémoire ce soir, lors de la séance publique d’informations, première étape de la pré-consultation pour l’aménagement et le développement des terrains du CN organisée par l’OCPM (19h au 2115 rue Centre, sous-sol). Il y fera alors la demande d'un bâtiment gratuit pour installer ses activités autogérées.
Dans ce mémoire, on pourra lire que le CSA fait la demande suivante: « qu’un bâtiment sur les terrains du CN soit mis en réserve par les autorités publiques pour l’installation du Centre Social Autogéré de Pointe-Saint-Charles. Le Centre devra pouvoir demeurer totalement indépendant, c’est-à-dire qu’il ne paierait pas de loyer à qui que ce soit et jouirait d’une entière autonomie en ce qui a trait à sa mission, son fonctionnement interne et sa programmation »
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« Il y a un besoin criant de locaux pour des projets culturels, sociaux et politiques alternatifs dans le Sud-Ouest de Montréal » affirme Judith Cayer, porte-parole du CSA. « Depuis le lancement du CSA en juin 2008, des centaines de personnes de tous les horizons participent aux activités qu’on organise. Il va sans dire que nos projets attirent du monde! ». « En effet », ajoute Pascal Lebrun, « Les six projets autonomes – Bar-Spectacle, Cinéma, Centre des médias indépendants, Tube Digestif, Éducation populaire et Vélo-libre – pilotés par plusieurs dizaines de personnes, organisent leurs activités dans des locaux empruntés ou loués à des groupes communautaires du Sud-Ouest et attendent impatiemment l’installation dans des locaux permanents ».
« Le message qui sera transmis ce soir est simple » affirme Anna Kruzynski. « Nous considérons que les terrains du CN nous ont été volé – aux communautés autochtones, aux travailleurs et travailleuses, à la population de son territoire. Ces terrains doivent nous revenir ». « Les autorités ont non seulement la responsabilité de respecter le plan d’ensemble que le quartier s’est donné pour ces terrains » conclut Judith Cayer, « mais elles se doivent aussi de réserver un bâtiment pour qu’on puisse y installer le Centre Social Autogéré. Il existe dans le monde des exemples d'espace semblables, entièrement autonomes, installés tout comme à Pointe-Saint-Charles au sein d'anciens quartiers industriels, qui irradient sur leur communauté un dynamisme, une créativité et un sentiment d'appartenance très puissants. Quelques-uns de ces centres, tout en conservant leur autonomie, ont conclu des ententes avec les autorités publiques, qui leur ont cédé le bâtiment. Ces autorités publiques ont ainsi reconnu tout le bénéfice que ces CSA apportent à leur communauté. Il est possible qu'il en soit ainsi sur les terrains du CN ».
Extrait du mémoire ::
"... Nous désirons, nous résidentEs du Sud-Ouest et des environs, artistes et militantEs, soucieux et soucieuses d'un développement du quartier à l'image de nos préoccupations et de l'intérêt de notre collectivité, faire connaître notre travail de longue haleine en ce sens. Nous croyons que derrière chaque projet d'aménagement se dressent des principes de développement et que ceux-ci devraient tourner autour des questions de gratuité, de créativité, de vivre-ensemble et surtout, d'autonomie collective. C'est pourquoi nous travaillons depuis tout ce temps sur un projet de Centre Social Autogéré sur les terrains du CN à Pointe-Saint-Charles, afin que ces valeurs puissent s'incarner dans un espace concret, qui s'inscrirait ainsi en porte-à-faux de la privatisation et de la marchandisation actuelle des espaces publics.
Notre demande aux autorités est la suivante : qu’un bâtiment sur les terrains du CN soit mis en réserve par les autorités publiques pour l’installation du Centre Social Autogéré de Pointe-Saint-Charles. Le Centre doit pouvoir demeurer totalement indépendant, c’est-à-dire qu’il ne paierait pas de loyer à qui que ce soit et jouirait d’une entière autonomie en ce qui a trait à sa mission, son fonctionnement interne et sa programmation."