Samedi le 25 septembre dernier, en après-midi, s’est tenu un marché libre organisé par le Centre Social Autogéré (CSA) sur le stationnement jouxtant le bâtiment numéro sept, sur les anciens terrains du CN.
Plus d’une centaine de personnes se sont déplacées sur cette propriété privée pour donner, échanger et troquer une foule de choses allant de la nourriture aux vêtements en passant par la vaisselle et les jouets d’enfants. Le marché libre fonctionne, comme toutes les activités du CSA, sur le principe de la contribution volontaire, contribution en argent, en temps ou en matériel. De plus, un atelier de réparation de vélo et une soupe populaire ont aussi contribué au succès de l’activité et au plaisir des personnes qui y ont participé. Lors de cette activité, le CSA a créé sur les terrains du CN un espace publique et convivial où les gens ont pu échanger, s’amuser, discuter et s’entraider.
Les anciens ateliers du CN appartiennent à Vincent Chiara, qui les a achetés en 2006 pour 1$... Pourtant, le bâtiment numéro sept est réclamé par plusieurs acteurs du milieu, dont le CSA, afin qu’il serve à la communauté. Le franc succès du marché de samedi démontre bien les besoins criants et l’enthousiasme pour des espaces libres et gratuits, accessibles à tout le monde, pour organiser des activités dans notre quartier.
Il s’agit donc d’un pas de plus dans notre lutte pour l’obtention d’un tel espace, nommément le bâtiment numéro sept. D’autres activités à ne pas manquer sont à venir pour continuer à illustrer notre propos et mettre de la pression sur le propriétaire!
Depuis le mois d’avril le CSA met de la pression en organisant des activités sur le site de ce bâtiment. Au début avril une marche ayant pour but de faire connaître le bâtiment s’était terminée par un comité d’accueil policier qui nous attendait de pied ferme, fusil lance-grenade lacrymogène en prime (voir le compte-rendu de l’assemblée de mobilisation du 10 avril 2010). Au mois d’août dernier, une projection de film sur le même terrain avait rassemblé plus de soixante personnes. Une large bannière avait alors été déployée sur le bâtiment (voir Une soirée cinéma sur les terrains du CN? Pari tenu!). Depuis cette action, la police se tient tranquille et semble avoir compris que, dans cette joute politique, ce n’est pas le CSA qui joue le rôle du méchant.
À bientôt, donc!