En participant à la manifestation d’appui le jour de l’ouverture du CSA
En aidant à organiser la manifestation d’appui
En organisant une activité pendant les 7 premiers jours d’occupation
En contribuant en donnant de l’argent
En contribuant en donnant des matériaux (nourriture, matériaux de construction, meubles, peinture, outils, équipement informatique, etc.)
Attendu que
À Montréal et dans plusieurs autres villes, les quartiers ouvriers ou défavorisés sont de plus en plus victimes de l’embourgeoisement provoqué par des « développeurs » toujours à la recherche de plus hauts rendements économiques.
Les habitant.es sont évincé.es de leur communauté, de leur voisinage, de leur quartier -- le Plateau est complètement embourgeoisé, et l’histoire se répète à la Petite Bourgogne, à Saint-Henri et est en train de se produire à Pointe-Saint-Charles.
Cette menace grandissante d’embourgeoisement n’est que la poursuite d’une longue démarchetendant à chasser les occupant.es du Sud-ouest pour les remplacer par d’autres; débutée avec les Mohawks et ensuite les fermiers, elle fut suivie par le remplacement des ouvriers et de leurs familles
qui y ont longtemps habité.
Historiquement, les communautés défavorisées et à faible revenu ont lutté pour le contrôle des visions du développement urbain de leur lieu d’habitation et continuent de le faire.
Les groupes communautaires au Québec ont une longue tradition de prise en main de leurs problèmes et ont mis sur pied bon nombre de projets autogérés pour répondre aux besoins en logement, en alimentation et sur d’autres aspects essentiels de la vie en société.
A Montréal, surtout dans les quartiers populaires et/ou défavorisés, il y a un besoin criant d’espaces et d’infrastructures culturels communautaires, accessibles à tous et à toutes.
Dans le Sud-ouest, plusieurs tentatives de création de projets autonomes à l’intérieur du système social actuel ont éprouvé de sérieuses difficultés dues aux loyers trop élevés et aux problèmes de financement, et la plupart furent obligées de fermer.
Ceux et celles qui sont les plus concerné.es par l’aménagement urbain et le « développement » sont
privé.es de la possibilité de se prononcer sur les nouveaux aménagements à Montréal; les soi-disant « consultations » publiques ne sont que des façades pour présenter des décisions prises à l’avance derrières des portes closes.
Le système social actuel est fondé sur l’enrichissement éhonté d’une petite minorité garantie par l’exploitation de la majorité; ce système social nous donne rarement de son propre gré la possibilité de gérer nos espaces et nos vies.
Ailleurs dans le monde, plusieurs centres sociaux ont vu le jour dans des édifices abandonnés par leur propriétaire et occupés par la population. Ceux-ci en sont venus à jouer un rôle important au seinde leur communauté en offrant une panoplie d’activités et de projets autogérés, accessibles à toutes et à tous, contribuant ainsi à la vie de quartier et aux mouvements pour la justice sociale et environnementale.
Nous convenons
Que nos communautés ne doivent pas être vendues à des intérêts privés, mais doivent rester sous le contrôle des membres de la collectivité.
Que nous devons prendre nos affaires en main de façon autonome.
Par conséquent
Nous appuyons l’occupation d’un édifice vacant à Pointe-Saint-Charles pour y installer le Centre Social Autogéré; celui-ci deviendra un lieu incontournable pour l’émergence de projets sociaux et culturels tels que : une salle de concert, un café-bar, un info-kiosque, une cuisine collective, des espaces d’ateliers, un centre de médias indépendant, un atelier de réparation de vélos, un cinéma, et beaucoup plus!