CSA

Répression policière

Il y a dix ans, l'ouverture du Squat Overdale

Le 27 juillet 2001, quelques centaines de militant.e.s sociaux de divers horizons, à l'appel du Comité des Sans-Emploi Montréal-Centre, ont pris possession d'un immeuble abandonné de l'ilôt Overdale. Sans demander la permission à personne, ils et elles ont tenté d'en faire un milieu de vie basé sur la coopération, la résistance et la liberté, le tout dans une perspective de lutte contre la gentrification et la reprise des espaces d'habitation. Quelques mois plus tard, après tant d'efforts, un déménagement, de multiples assemblées et d'inévitables conflits, l'initiative fut sabotée et réprimée par le Maire Bourque et le SPVM.

Déontologie policière : échec de la conciliation entre le Centre social autogéré et le commandant du PDQ 15.

Montréal, le 12 juillet 2010

– La séance de conciliation entre le Centre social autogéré de Pointe-Saint-Charles et le commandant du poste de quartier (PDQ) 15 du SPVM est un échec. Les deux parties restent sur leur position respective et le SPVM n’hésite pas à tordre les faits pour se justifier. La plainte déposée en janvier 2010 a été maintenant soumise au commissaire en déontologie policière qui a depuis décidé de son sort.

Rappel des faits

Le 29 mai 2009 vers 18h, 500 personnes investissent un immeuble désaffecté sur les bords du Canal-de-Lachine

La plainte en déontologie du CSA soulève des enjeux politiques généralement occultés

Dans un régime libéral, le mandat répressif de la police est un élément fondamental de son rôle de faire respecter les lois et de protéger le droit à la propriété privée, même si cela doit se faire au détriment de la majorité ou de la justice sociale. C’est souvent le rapport de force politique dans la société qui détermine, sur le terrain, jusqu’où et comment le mandat de répression est appliqué.

Les dirigeants policiers (incluant ceux du SPVM) savent très bien que leur rôle s’inscrit dans l’arène politique et leur lobbying

La rage bouillonne en moi : L’éviction du Centre social autogéré renforce ma haine envers ce système pourri

Lettre ouverte à mes voisines, mes voisins,

Soyez rassuré.es, chers voisins, chères voisines, je suis saine et sauve chez nous, avec ma petite de 6 mois. Vous avez surement vu, à la télé, l’éviction brutale du Centre social autogéré qui avait mis pied à terre dans l’ancienne manufacture de chandelles sur la rue Saint-Patrick. Je vous écris pour vous expliquer ma version des faits.

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